Les problèmes de sommeil chez l’enfant

Régler les troubles du sommeil chez l’enfant est difficile parce que les problèmes de nos progénitures nous touchent, nous impliquent et mettent en exergue nos propres lacunes, ainsi que nos propres brèches affectives. Or, ici comme en toute chose,  il est déconseillé d’agir dans l’ignorance et sous la pulsion des émotions, surtout si elles ont un caractère négatif. Mais a-t-on le choix quand on est devant son enfant qui souffre et dont la problématique retentit sur toute la famille ? Parfois, et même si on le voulait bien, on ne peut remettre certains problèmes à plus tard. Il faut agir.

Voici le début d’articles sur le sujet. Je vais aller à l’essentiel parce que si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez un problème à régler et que vous n’avez ni le temps, ni la force d’entrer dans des théories bavardes.

1 – Calmez-vous !

D’abord, dédramatisez. Attention à ne pas accorder plus d’importance que la situation n’en demande, au risque d’entrer dans une spirale infernale qui ne fait qu’augmenter en intensité. Faites autre chose. Demandez à votre conjoint ou à votre famille de surveiller les enfants quelques heures et partez faire une activité totalement absurde dans la circonstance : allez faire du shopping, allez chez le coiffeur, faites du sport et ne pensez plus à la maison. Forcez votre attention à ne pas se fixer sur le problème. Le plus simple est de regarder dans une autre direction. Occupez-vous pleinement d’autre chose !

2 – Sachez que…

 

  • Beaucoup de parents sont dans la même situation… et nombreux ne l’avouent pas. Il y a un besoin d’être un bon parent et comme une honte à ne pas réussir à apaiser son propre enfant.  Le trouble du sommeil marque un échec. C’est idiot, parce que l’éducation n’est pas une compétition !

 

  • Tous les bébés pleurent avant de s’endormir le soir. Toutes les théories ont été formulées, mais aucune ne semble régler de manière automatique le problème. Au point où, on dit que c’est normal qu’un enfant pleure et qu’il faille le laisser pleurer. Je ne partage pas ce point de vue, mais je ne sais toujours pas pourquoi dans certains cas, à la fin de la journée, alors que tout le monde est fatigué, l’enfant se met à hurler comme une sirène. Il est possible de trouver la cause, mais parfois, c’est un vrai mystère. Il y a encore beaucoup de choses à apprendre.

 

  • On s’inquiète de manière démesurée quand c’est notre premier enfant. On est un peu dingue de lui. Laissez-le respirer. Apprenez à vous détacher un peu, dès maintenant (je sais, c’est tôt, mais c’est vous qui avez commencé :) ). Prenez du recul. S’il le faut, imaginez que c’est votre quatrième enfant et que vous avez déjà de la bouteille : vous en avez déjà vu d’autres !

 

  • Quand il pleure, ce n’est pas qu’il souffre. Arrêtez de croire que « pleurs = aïe j’ai mal !». Les pleurs sont une communication binaire : j’aime ou je n’aime pas, je veux ou je ne veux pas, j’ai sommeil ou pas, etc. A vous de décrypter. Je vais vous aider un peu. Cela dit, j’ai remarqué que l’enfant ne sait pas toujours associer son émotion à son origine (ex : la colère) et qu’il a souvent besoin d’un adulte pour apprendre à reconnaître la cause de ses états. J’en déduis que c’est pareil, et encore plus vrai, chez le bébé. A nous de l’aidez à identifier ce qui le perturbe.

 

  • Notre état dépeint sur le sien. C’est horrible, mais c’est vrai. Si vous ne gérez pas vos angoisses, attendez-vous à des moments agités chez votre enfant. De même, il est sensible au climat familial et surtout à l’ambiance ou l’atmosphère que dégagent les parents. Même si vous cachez ce qui vous tracasse, pour le bébé, c’est encore plus angoissant parce que si même vous, adulte, vous n’arrivez pas à gérer ça, comment lui, bébé, pourra y faire face ?

 

  • Ce dont il a besoin, n’est pas que le sein. Ca serait trop simple : un coup de sein et tout serait réglé ! Attention à ne pas le noyer toutefois ! Ici comme ailleurs, trop est l’ennemi du bien. Soyez plus futile que ça : explorez l’ensemble des besoins de bébé et répondez-y. Nous allons le faire ensemble.

Et puis il y a plein d’autres choses que vous ne savez pas. Aurait-on oublié de nous dire à l’école comment on devient parent ? Oui. On ne nous a pas préparé à le devenir. Du coup, on fait comme on peut, du mieux que l’on puisse. Explorons plus en avant comment permettre à l’enfant de trouver un sommeil, son sommeil, et analysons ce qu’en disent les experts en la matière.

L’état d’anxiété impacte négativement le psychisme de l’enfant et le handicap à l’école et lorsqu’il essaye de faire d’autres activités.