Comment aider son enfant à s’adapter à une nouvelle école ?

Il ne reste plus que quelques minutes pour retourner à l’école ! Si l’anxiété de revoir vos amis et de rencontrer de nouveaux professeurs est déjà une raison suffisante pour nuire aux résultats scolaires pendant les trois premières semaines de classe, pouvez-vous imaginer combien il est difficile pour le petit de commencer l’année dans un environnement totalement différent ?

L’élève d’une nouvelle école devra s’adapter à de nouveaux horaires, de nouvelles règles, des routines, des professeurs et des amis différents. Face à tant de nouveautés, il est naturel que l’enfant affronte ce nouvel environnement d’une manière craintive et même effrayante. Le résultat ? Les manières, les scènes à la porte de l’école et dans des cas plus extrêmes, même le syndrome de panique.

Pour que ce changement se fasse en douceur et que l’adaptation de l’élève à une nouvelle école soit un processus sain et sans heurts, il est essentiel que les parents et les enseignants travaillent ensemble et accordent une attention particulière à l’élève pendant ce processus.

Le premier pas : la sincérité !

Si vous pensez que votre enfant sera réticent à déménager, appelez-le pour lui parler et expliquez-lui clairement les véritables raisons de votre déménagement. Il fera également l’expérience directe du changement. Il est important que les parents montrent qu’ils sont responsables de cette décision, car les enfants ne sont pas encore en mesure d’évaluer quelle école est réellement bonne pour leur processus d’apprentissage. Quelle que soit la raison du changement d’école : dépenses excessives, changement d’adresse ou mécontentement concernant l’enseignement dispensé dans l’ancienne école, si les parents sont sûrs que c’est la meilleure décision, ils ne doivent pas céder à d’éventuelles crises de colère.

L’enfant a besoin de sentir que vous avez confiance dans la décision que vous prenez et que ce qui compte vraiment, c’est sa sécurité et son bonheur. Un conseil est donc d’emmener votre enfant dans son nouvel environnement avant la rentrée scolaire. Montrez-lui où se trouvent les toilettes, la cafétéria et dans quelle classe il étudiera. Qu’il vous voie embrasser les éducateurs et leur parler. Ces petites attitudes atténueront l’impact et la nervosité du premier jour de classe et montreront à l’élève que le professeur est quelqu’un sur qui il peut s’appuyer.

Les enseignants : un rôle clé !

Les jeunes enfants ont besoin du soutien total de leurs parents dans cette phase d’adaptation. Il est même recommandé aux parents d’assister et de passer quelques heures par semaine avec l’élève dans la nouvelle école jusqu’à ce qu’ils se sentent en sécurité et à l’aise pour passer chaque jour dans le nouvel environnement loin des genoux et du soutien de la famille. Cependant, les enseignants jouent également un rôle important dans ce processus d’adaptation dès que l’enfant franchit la porte de l’école.

Comme suggestion, une personne de l’école présente le nouvel élève à l’école et à la classe, en plus de raconter son histoire au personnel enseignant. Les éducateurs doivent réfléchir à différentes façons d’aborder le nouvel élève. Découvrir leurs principaux centres d’intérêt (que ce soit les insectes, les contes de fées, les jeux vidéo…) et être toujours disponible pour les aider dans les moments difficiles sont des initiatives qui renforcent les liens “professeur-élève” et donnent rapidement des résultats.

L’importance de l’éloge

Ne désespérez pas si votre enfant n’a pas de bonnes notes ou de mauvais résultats scolaires au cours des premiers mois dans une nouvelle école. Pour que votre enfant se sente motivé à continuer à s’efforcer et à améliorer ses performances chaque jour, essayez de le féliciter et de reconnaître ses réalisations, même si elles sont minimes.

La validation de leurs points forts par les parents contribue au développement émotionnel des petits et donne un sentiment de compétence par rapport à la nouvelle école. Les enfants remarquent quand ils frustrent leurs parents pour leurs mauvais résultats à l’école. C’est à vous de maintenir un environnement de confort et d’affection. Des phrases comme “tu peux” sont simples à former pour apporter le soutien émotionnel dont votre enfant a besoin, surtout en ce début.

Les difficultés les plus courantes

Les deux premières semaines de la rentrée scolaire de votre enfant ne suscitent guère d’attention. Il aura besoin de votre aide, de votre soutien et de vos soins s’il en est capable :

– Difficultés actuelles à s’entendre avec les nouveaux collègues

– la nécessité de s’adapter à un environnement dont les règles sont totalement nouvelles

– Avoir du mal à comprendre l’espace physique de la nouvelle école

– Ne pas se sentir en sécurité et soutenu en présence de nouveaux employés et enseignants

– De regretter l’école précédente, non seulement les amis et les professeurs, mais même l’espace physique auquel il était habitué

15 conseils pratiques pour aider l’enfant dans cette phase d’adaptation

Les petites attitudes comptent (et beaucoup !) lorsqu’il s’agit de rendre l’adaptation de votre enfant à une nouvelle école aussi naturelle et harmonieuse que possible. Notez ces 15 conseils pour aider le petit :

1. être toujours présent dans la vie de votre enfant (physiquement et émotionnellement) face à la nouveauté.

2. Soyez honnête lorsque vous expliquez pourquoi vous avez pris la décision de changer d’école.

3. Si l’enfant a plus de six ans, laissez-le choisir entre deux ou trois écoles de votre choix. Il aura ainsi le sentiment de faire partie du processus de changement, sans pour autant vous enlever la décision de la meilleure école.

4. Suivez les étapes de ce changement quotidiennement.

5. Donnez à votre enfant de la force, du courage et du soutien face aux premières craintes et aux premiers défis.

6. maintenir une relation directe avec les enseignants et le personnel scolaire, en particulier au cours des premiers mois

7. Assurez-vous de montrer de l’intérêt pour toutes les activités que votre enfant fait à l’école tous les jours.

8. Aider aux premières tâches.

9. Si l’enfant est trop jeune, proposez à l’école une période d’adaptation. Suggérez même que votre enfant fréquente l’institution pendant moins d’heures au cours des premières semaines.

10. Encourager de nouvelles amitiés, à l’école et en dehors de l’école.

11. Faites la promotion d’une “soirée pyjama” à la maison et invitez les nouveaux amis de votre fils. Tout est bon pour renforcer les relations et maintenir la motivation de votre enfant à aller à l’école tous les jours.

12. Soyez attentif aux demandes de l’école et n’en négligez aucune. Veillez à ne pas embarrasser l’enfant.

13. Observez la culture et les traditions de l’école. Tout est fait pour qu’il ne se sente pas déplacé.

14. Incluez votre enfant dans chaque type de programme extrascolaire que l’école présente et il montre de l’intérêt. Le fait de sentir qu’il fait partie de quelque chose et d’accroître encore sa socialisation fera de l’école un lieu accueillant et chaleureux.

15. Gardez toujours le radar allumé. Si vous pensez que même après un mois, le petit a encore des difficultés à comprendre les sujets, à communiquer avec les professeurs et à se faire des amis, il vaut la peine d’organiser une réunion avec les coordinateurs.

Et si votre fils est un adolescent…

Lorsque les enfants en question sont déjà des adolescents, le mieux est de les laisser participer à l’école par le biais de la nouvelle école. Montrez à l’école les options qui vous plaisent le plus et qui correspondent aux conditions financières et au style de la famille. En permettant à vos enfants de participer à ce processus scolaire, vous leur donnez non seulement la liberté de choisir l’environnement dans lequel ils se sentiront le plus à l’aise, mais vous leur montrez aussi qu’ils ont confiance dans leurs décisions, en plus d’accroître leur sens des responsabilités.

Bien que plus mature, cette période d’adaptation des jeunes n’est pas toujours facile. La raison ? À ce stade, il s’agit du renforcement des liens avec les amis et, par conséquent, d’une distance naturelle entre les relations familiales. Par conséquent, pour que cette rupture avec la routine ne génère pas de tristesse et d’anxiété, laissant les adolescents plus rebelles et démotivés, essayez de respecter l’espace et l’individualité des adolescents, mais soyez toujours disponible pour les aider dans tout ce qu’il faut pour qu’ils ne se sentent pas en insécurité ou découragés face à un nouveau cercle scolaire et social.

L’état d’anxiété impacte négativement le psychisme de l’enfant et le handicap à l’école et lorsqu’il essaye de faire d’autres activités.